Faire usage des langages de programmation visuelle : une mauvaise idée ? La question divise

S’il vous est arrivé de créer des programmes informatiques en faisant uniquement usage d’éléments graphiques plutôt qu’en tapant sur un clavier pour saisir du texte, alors vous étiez en plein dans la programmation visuelle. L’image qui suit donne un aperçu de ce qui se fait avec le langage de programmation Scratch proposé sur de célèbres plateformes comme les ordinateurs monocarte Raspberry Pi.
Scratch fait partie des applications les plus prisées de l’univers de l’enseignement. Les formateurs s’appuient sur la plateforme d’apprentissage de codage pour initier les plus jeunes à la programmation. La richesse de l’écosystème en matière de projets publiés y aide. On en dénombre plus de 38,6 millions sur des projets allant de l’animation à la simulation 3D. Les apprenants peuvent donc aller du plus simple au plus complexe sans avoir à saisir des lignes de code. Mais, la programmation visuelle n’est pas limitée au monde de la formation. Elle trouve des preneurs en industrie, notamment, dans le milieu du génie électrique. En 2018, des langages graphiques comme le langage à contacts (langage ladder) ou le grafcet demeurent les outils de premier choix dans l’arsenal de l’expert électricien pour programmer les automates – des ordinateurs destinés à la commande des processus industriels.

On parle bien ici de développement d’applications industrielles. Il semble donc exagéré de conclure (comme l’a fait Mike Hadlow) que l’usage de langages de programmation visuelle est une mauvaise idée. « La programmation visuelle n’a pas réussi à s’imposer, sauf dans certains domaines très limités », reconnaît le développeur. D’ailleurs, pour allonger la liste, il faut souligner que les moteurs 3D tels qu’Unreal sont reconnus pour la qualité des outils de programmation visuelle qu’ils offrent aux développeurs. Mike Hadlow est d’avis que la facilité de création (et de compréhension) des programmes qui résulterait de l’usage d’outils de programmation visuelle n’est qu’un mirage. Il suggère ainsi que la programmation textuelle est la voie idéale, mais on pense qu’il est bon pour un développeur de savoir tirer parti du meilleur de chaque monde. Un moteur comme Unreal offre la possibilité d’étendre les capacités des outils de programmation visuelle intégrés à l’aide du langage C++. Alors, pourquoi s’en priverait-on ?

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